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vendredi 24 juin 2022

Penser, écrire la ville

Le laboratoire de Recherches Interdisciplinaire des Sciences Humaines (LARISH) de la faculté des lettres et des sciences humaines de Mohammedia – Université Hassan II organise un

colloque international autour du thème «Penser, écrire la ville » du mardi 23 au mercredi 24 novembre 2022


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Appel à contributions
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Argumentaire
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Le laboratoire de Recherches Interdisciplinaire des Sciences Humaines (LARISH) de la faculté des lettres et des sciences humaines de Mohammedia – Université Hassan II organise un
colloque international autour du thème «Penser, écrire la ville » du mardi 23 au mercredi 24 novembre 2022.
En ce début du XXIème siècle, il est devenu tautologique de dire que la ville occupe dans nos vies un rôle prépondérant dans tous les domaines culturel, économique, politique et sociologique. L’urbanisation galopante affecte profondément toutes les sphères de notre existence.
La ville est plus que jamais le lieu de brassage et métissage, où le citadin est soumis aux forces centrifuges et centripètes de l’exclusion et ou de l’inclusion. Elle a depuis l’Antiquité constitué un terreau privilégié de la réflexion et de l’imaginaire humains.
La présence de la ville dans le « Logos » et le « Mythos » remonte à une temporalité lointaine. Pendant l’Antiquité, l’intérêt pour la cité (polis), essentiellement sous sa forme idéale (utopique) ou politique de cité-état, ne s’est jamais démenti (Aristote La Politique, (384- 322 av. J.-C) Platon La République (427 à 348 av. J.-C.)). La tradition biblique a consacré, quant à elle, l’image d’une construction maudite, objet de toutes les haines, voire de toutes les répulsions, bâtie par des mains fratricides, lieu de dépravation et de perversion, objet de l’ire et du courroux divins.
Dans ce contexte théologique, la ville taxée de triviale et d’obscène, s’oppose diamétralement au modèle spirituel et sacrosaint de la « cité de Dieu », érigée bien entendu en utopie unique dotée de vertus. En littérature, depuis l’avènement du roman picaresque, la ville s’est muée en poncif incontournable dans l’écriture romanesque. La modernité au XIXe siècle va voir l’entrée triomphale de la ville dans le temple de la poésie (Badelaire, Verhaeren…) tandis que
l’émergence des sciences humaines en a fait un creuset et un carrefour d’écriture dans lesquels l’urbanité et l’urbain se déclinent en symboles et représentations qui saturent tous les niveaux et les espèces du dire et des discours scientifiquement institués. Au XXe siècle, le cinéma et le roman moderne dont l’essence et l’essor sont profondément citadins, ont puisé dans la ville leursubstance, leur matière et leur vision du monde.
Il s’agit, pour nous, de rendre compte, dans ce colloque international interdisciplinaire de
cette richesse discursive dont les supports et les versions s’entrecroisent dans ce que l’on peut actuellement nommer la pensée et l’écriture de l’urbain.
Ce colloque invite les chercheurs provenant d’horizons et de disciplines divers à contribuer à une discussion riche et pluridisciplinaire autour du sujet de la ville, de l’influence de
l’urbain sur la littérature, les arts visuels, la philosophie, pour ne citer que ceux-ci.
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Seront les bienvenues des communications se proclamant des humanités, de la littérature, de l’architecture, de l’histoire, de la linguistique, de la géographie, du cinéma, les sciences sociales, et de l’informatique (ville connectée, smart city).
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Axes thématiques :
Sans s’y limiter, les propositions peuvent porter sur :
1. Fragmentation de la ville : frontières et limites
2. Additions architecturales : construction et inachèvement
3. Ville et histoire des rapports sociaux
4. Ville et politique territoriale
5. L’urbanité dans les récits historiques
6. Les villes anciennes et les défis de la modernisation
7. Ville, langues et langages, territoires linguistiques, territoires et parlers urbains, mixité, transmission et identité
8. La ville et les arts visuels (peinture, cinéma, installations, etc.)
9. Les écritures urbaines (affiches, graffitis, tags, etc.)
10. Le roman de la ville
11. La ville numérique, la smart city, la ville connectée.
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Modalités de participation
Nous demanderons aux participant(e)s de bien vouloir fournir les éléments suivants avant le 15
Juillet 2022 :
• Une proposition comportant un titre et un résumé (150-300 mots en français, en anglais ou en
arabe)
• Une courte présentation ou biographie du participant.(e) et de ses recherches en cours (env.
150 mots en français, en arabe ou en anglais)
Les auteur.e.s des propositions de contribution sont prié.e.s d’envoyer celles-ci sous
format .doc ou .pdf aux adresses suivantes :
ouledalla_m@yahoo.fr
ahmedtouba100@gamil.com
hzrizi@gmail.com
Réponse du comité scientifique au plus tard le 30 juillet 2022
Publication des actes du colloque en 2023
Les communications retenues par le comité scientifique après lecture en double aveugle seront adressés avant le 30 décembre 2022 délai de rigueur à :
Ouledalla_m@yahoo.fr
ahmedtouba100@gmail.com
hzrizi@gmail.com
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Photographie P1110858 : Fès ville nouvelle, janvier 2019.

mardi 28 janvier 2014

Conte et communication



L'Université Hassan II Mohammedia, la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M’sik Casablanca, le Laboratoire du Maroc et Mondes Occidentaux, Histoire, Sciences Humaines et Sociales, le Laboratoire de Narratologie, de Discours et d’Etudes comparées et le Groupe de Recherche en Linguistique et Cultures Francophones organisent le 17 mars 2014 une journée d’étude sous le thème:
Conte et Communication

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Si les chercheurs ont souvent tendance à affirmer que le conte est un art à part entière, il n’en demeure pas moins que ces affirmations ne sont pas toujours observables dans la réalité de nos recherches dans ce domaine.
Cependant, le conte est l’une des plus vieilles formes artistiques et littéraires jamais désuète ; il évolue d’une époque à une autre. En effet, il est basé essentiellement sur la mémoire, sur la transmission de génération en génération et sur le respect du passé. Autrement dit, il est un véritable moyen de retransmission du savoir et de la « passation » des connaissances. Il demeure une source inépuisable pour la sauvegarde de l’histoire de la communauté.
Le conte est un support idéal et primordial qui sollicite tous nos sens et qui touche pratiquement tous les domaines de la vie : Il relate et décrit la vie des personnes et l’univers des peuples. Il est même un gage de la survie des peuples, grâce au transfert des vertus morales, des valeurs, des histoires, des connaissances, etc., de génération en génération.
Le conteur est l’héritier du savoir et du savoir-faire qui lui ont été transmis par les ancêtres. De par son ingéniosité, ses créations sont souvent inspirées de sa réalité passée ou présente qu’il aime à reproduire et à interpréter de façon poétique. Sa production littéraire se fait très souvent dans un style clair et intelligible à tous et se distingue par une richesse d’expression et une délicatesse d’allusion, ce qui donne à ce genre de littérature orale une portée spirituelle et intellectuelle.
Soulignons, dans le même ordre d’idée, que dans sa pratique du contage, le conteur participe à une plus grande maîtrise phonétique de la langue : articulation, débit verbal, souci de convaincre l’autre par la parole qui nécessite un comportement, des gestes en adéquation avec la tonalité et au sens des mots utilisés. Ainsi, la narration des contes fait appel aux techniques de communication les plus développées. Le conteur use de ses qualités communicatives qui sont néanmoins reléguées au second plan par les chercheurs au profit du conte lui-même.
En effet, l’aspect visuel est aussi important que le récit relaté : Les contes, ne l’oublions pas, ne vont pas sans les gestes, les mimiques,  les répétitions,  les pauses, l’intonation, les expressions émotives qui animent le récit, les silences du conteur qui en disent souvent autant que les paroles. Ces différents traits d’oralité sont déterminants pour leur transmission efficace, voire leur pérennité (puisque sa survie dépend de la chaine de transmission orale).
Par ailleurs, nous assistons aujourd’hui à un élargissement du rôle du conte du milieu pédagogique et éducatif vers le milieu du travail, notamment l’entreprise. Le manager conteur est un profil requis dans le domaine entrepreneurial. Ses stratégies de communication associées aux qualités du conte lui-même font de lui un manager performant.
La transmission des messages via le conte s’avère très utile non seulement pour instaurer des valeurs et de pérenniser des mœurs mais également pour communiquer efficacement avec le personnel au sein d’une organisation.
Le conte s’avère un outil puissant mais simple, symbolique mais accessible. Il permet de toucher l’affect et d’approcher le sens des choses en toute simplicité.
Les objectifs de cette journée d’étude sont :
-         Stimuler l’intérêt face au conte et à ses qualités communicationnelles ;
-   Identifier et analyser les différentes affinités possibles entre le conte et la  communication ;
-         Relever et étudier l’aspect éducatif et pédagogique lié au conte.
-         Mettre en valeur le caractère global et transversal du conte.
-         Mettre en valeur les outils employés par le conte pour véhiculer une culture.
-         Identifier et analyser la dimension sociale qui sous-tend la relation entre le conte et la communication.
Langues de communication:
Arabe et Français
Comité Scientifique:
Nadia OUACHENE, Latifa IDRISSI, Samira DOUIDER, Abdelfettah MEKOUAR, Majid DKHISSY.
Comité d’Organisation:
Nadia OUACHENE, Latifa IDRISSI, Lahcen OUASMI.