mercredi 7 février 2018

Mohammed Dib photographe

Le dimanche 4 février 2018, à l'hôtel de ville de Paris, j'ai donné, à la faveur du Maghreb-Orient des livres, une communication consacrée à la photographie de Mohammed Dib. Voici, sans les commentaires oraux fournis en parallèle avec le diaporama la teneur du Power-Point visualisé:

https://drive.google.com/file/d/10m270QVPJJRU6wIOMOC09tTHecuNMAGw/view?usp=sharing



mercredi 17 janvier 2018

Genres, goûts, odeurs et couleurs en Méditerranée

La cinquième édition du congrès international Langues, cultures et médias en Méditerranée se tiendra du 23 au 25 octobre 2018 à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Dhar El Mehraz de Fès.
Le thème retenu est :  Genres, Goûts, Odeurs et couleurs.

Argumentaire:
Pour sa cinquième édition, le congrès international Langues, cultures et médias en Méditerranée prend comme thématique centrale de recherche Genres, goûts, odeurs et couleurs. Pour rappel, les quatre précédentes éditions (2010, 2012, 2014, 2016) se sont focalisées sur les formes, les sens, les usages, les représentations et leurs développements, aussi bien dans la langue, le discours, les textes que les médias. S’inscrivant dans la continuité de ces thématiques, la cinquième édition s’intéressera aux notions de genres, goûts, odeurs et couleurs en Méditerranée.
Si l’on s’accorde à dire que ces notions, faisant d’abord partie du lexique, sont des phénomènes de perception, elles sont aussi des faits sociétaux et des constructions culturelles complexes en étroite relation avec les contextes culturel, temporel et spatial. Ce sont ces contextes qui font ces notions, ils leur donnent leurs définitions et leurs sens, construisent leurs codes et leurs valeurs, organisent leurs pratiques et déterminent leurs enjeux.
Traditionnellement connue comme carrefour du commerce et par la diversité de ses espaces, de ses individus et de ses groupes, la Méditerranée est réputée pour ses couleurs (la pourpre de Tyr, le bleu et le vert d’Egypte, le rouge de Pompéi, le safran de Mycènes, etc.), ses senteurs, ses saveurs, ses arômes, ses odeurs, ses épices, sa botanique, et son climat. Bref, une Méditerranée diverse, variée de par ses langues, ses cultures, ses relations, ses croyances, ses religions, ses patrimoines, ses mémoires, ses espaces, ses identités, voire son identité multilingue et pluriculturelle. Cette réputation a toujours été rapprochée de celle du Proche et Extrême Orient (la porcelaine et le thé de Chine, les épices d’Inde, etc.) et de l’Afrique (l’or, les plaques en cuivre du Bénin, la sculpture africaine, l’art nègre, etc.). C’est ce qui fait de la Méditerranée le bassin des civilisations anciennes et le lieu de rencontre de l’Orient et de l’Occident, du Nord et du Sud, de l’authenticité et de la modernité. Ces propriétés influencent les productions langagières et socio-culturelles individuelles et collectives et se concrétisent dans les représentations que les individus se font des genres, des goûts, des odeurs et des couleurs.
Cependant, en s’intéressant aux paramètres d’émergence, de développement, d’usages, de grammaticalisation et de lexicalisation des genres qui ont un impact direct ou indirect sur
l’évolution des discours, des langues, des textes et des pratiques multiples et diversifiées, cette manifestation essaie aussi d’expliquer, voire de modéliser les processus de production et d’usage de la notion de genre. Cette notion, qui relève de plusieurs cadres théoriques et disciplinaires en sciences humaines et sociales, continue de susciter une pluralité de positions et de points de vue. C’est la raison pour laquelle, en plus d’insister sur le genre social, cette édition s’intéresse, pour donner du sens à cette notion, à l’étude des genres et aux pratiques des genres en littérature écrite et orale, en linguistique (analyse du discours, grammaire, morpho-syntaxe, phonétique, sémio-sémantique, pragmatique, psychologie linguistique et sociale, sociolinguistique et didactique des langues et des cultures), en sciences de l’information et de la communication, en archéologie, dans le domaine des arts, etc.
Ce congrès invite les chercheurs en sciences humaines et sociales (linguistique, littérature, archéologique, histoire, arts, sociologie, psychologie, sciences de l’information et de la communication, etc.) à venir discuter leurs travaux innovants et inédits dans ces domaines. L’objectif en est de :
- Poser la question du rapport des habitants de la Méditerranée et des régions limitrophes (route de la soie et des épices : principalement Iran, Inde et Chine) aux genres, aux goûts, aux odeurs et aux couleurs à travers l’étude des œuvres et des sources discursives, textuelles, historiques et patrimoniales.

Photographie: Nature maure aux olives noires

Élaborer la « grammaire » de ces notions et mettre ainsi en relief ce qu’il y a, linguistiquement, de commun et de particulier.
- Examiner les manières dont les langues de la Méditerranée se sont approprié et ont décrit ces thèmes.
- Analyser l’expression médiatique, numérique et artistique des genres, goûts, odeurs et couleurs.


Enfin, le traitement des notions de genres, goûts, odeurs et couleurs dans les langues d’usage en Méditerranée et dans les régions limitrophes se fera en corrélation avec une réflexion sur leur prise en charge dans et par les pratiques socio-langagières, littéraires, artistiques et médiatiques. Au-delà des caractéristiques purement linguistiques, l’emploi de ces notions devrait refléter l’image de la Méditerranée comme espace de vie, de mixité, de diversité et de richesse culturelle. Ce congrès, en se focalisant sur les notions de genres, goûts, odeurs et couleurs, sera aussi l’occasion de s’interroger sur l’interculturel, sur l’identité et ses représentations dans les usages individuels et collectifs et leurs enjeux sur les pratiques et théories des genres.

Les propositions de communications (écrites dans les langues du colloque, soit le français, l’arabe et l’anglais), accompagnées d’un résumé compris entre 350-500 mots et d’un C.V. synthétique d’une page devront être envoyées avant le 25 mars 2018 à : abdenbilachkar@yahoo.fr
Le Comité scientifique examinera ces propositions et donnera ses réponses avant le 30 mai 2018.

jeudi 4 janvier 2018

Mohammed Dib photographe

Maghreb-Orient des livres: 4 février 2018 de 16h à 17h30 à l'Hôtel de Ville de Paris, 'Mohammed Dib, les lieux de l'écriture', avec Charles Bonn, Touriya Fili et Thami Benkirane


vendredi 29 décembre 2017

La photographie au Maghreb

Abdelghani Fennane (sous dir.), La photographie au Maghreb, Aimance Sud Éditions, Paris-Marrakech, 2018.


dimanche 3 décembre 2017

Appel à contribution : « La photographie mise en espace »




Argumentaire:
"Dès l’invention de la photographie, les fortes contraintes auxquelles était soumis le médium trouvaient leur compensation dans sa particularité novatrice d’être empreinte d’ici et maintenant réels. Mais le format relativement restreint et la planéité des images semblaient les condamner à des usages privés et à des dispositifs de monstration soit muraux (sous forme d’exposition, les images se trouvant alors accrochées isolément les unes des autres, souvent protégées par un passe-partout et encadrées), soit imprimés dans des revues (on pense à Camera Work et toutes celles qui ont suivi) ou des livres... Divers exemples traduisent cependant le souhait précoce d’élargir ces modalités ; c’est par exemple le cas avec la photographie de frontière américaine: les grandioses paysages de l’Ouest qui allaient contribuer à fonder l’unité nationale du pays étaient exposés en assez grands formats, mais aussi diffusés sous forme d’images stéréographiques produisant la perception de paysages en relief et favorisant une projection individuelle intime. Déjà, il était question de faire entrer le spectateur dans l’image.
Avec la modernité, les expositions commencèrent à présenter dans le champ artistique des accumulations d’images de formats divers (voir « Film und Photo » à Stuttgart en 1929 ou « The Family of Man » conçue par Edward Steichen en 1955). Puis, l’avènement dans les années 1980 de ce que Jean-François Chevrier appela la « forme tableau » proposa de très grands formats, visant même parfois l’échelle 1/1 et exploitant éventuellement aussi des caissons lumineux pour accentuer l’effet de présence (comme les transparencies de Jeff Wall). D’autres artistes, se référant au format et aux codes de l’affiche, allèrent jusqu’à créer – telle Barbara Kruger dès 1989 – des environnements occupant tout l’espace, du sol aux murs et au plafond ; les modalités d’accrochage, sous l’impulsion de Wolfgang Tillmans, se diversifièrent, aboutissant à des sortes de constellations qui offraient de nouvelles relations entre les images, s’insérant dans des architectures existantes (Beat Streuli) ou encore engendrant l’ambiguïté d’un illusoire inachèvement (Sophie Ristelhueber, La Campagne).
Dans le courant des hybridations de la période postmoderne et avec le développement des installations, les tirages photographiques devinrent des éléments intégrés dans des projets alliant divers matériaux, mais jouant cependant toujours des spécificités indicielles du médium – par exemple dans les travaux de Christian Boltanski (Monuments et Autels du Lycée Chase), Alfredo Jaar (Paysage avec des images du Rwanda), Sophie Calle, Michael Wolf (The Real Toy Story), etc. Par ailleurs, la projection de photographies fut exploitée sous diverses formes, des diaporamas d’intimité de Nan Goldin aux projections nocturnes de photographies historiques juives dans des espaces urbains de Shimon Attie (Berlin, 1991) ou encore aux projections de visages humains sur volumes divers de Tony Oursler ou de papillons de Bertrand Gadenne que « révélait » dans l’obscurité la main du spectateur. Dans tous les cas, l’effet de réel attaché à la photographie se trouve amplifié, que ce soit par l’extension de l’image vers l’échelle 1/1 ou par l’immersion physique et mentale du spectateur.
Aujourd’hui, alors que la photographie est devenue omniprésente, désacralisée sans pour autant perdre son pouvoir de suggestion et de captation d’attention, les artistes – mais aussi parfois les commissaires d’exposition – n’hésitent plus à l’utiliser sous des formes qui auraient pu sembler iconoclastes dans les décennies précédentes, que les images soient entassées, se cachant les unes les autres, en conglomérats envahissant l’espace (Erik Kessels, Thomas Hirschhorn, Wang Du...) ou en de grands tirages collés à même les murs (voir la récente exposition « Refaire surface » organisée à Albi par le collectif Suspended Spaces). De gigantesques tirages servent parfois aussi de support à d’autres photographies (comme ce fut le cas dans plusieurs expositions des Rencontres d’Arles 2017). Enfin, dans de nombreuses œuvres, l’image photographique initiale est modifiée, réadaptée à de nouveaux contextes, fragmentée, démultipliée ; elle devient matériau à transformer en fonction de projets qui la déploient dans l’espace, souvent hybridée à d’autres éléments. Avec le numérique, de nouveaux dispositifs voient le jour (certains mêlant photo et son, photo et vidéo, photo ou capture d’écran et objets, mobiliers... chez Maurice Benayoun, Fiona Tan, Clément Valla, Émilie Brout & Maxime Marion, etc.), des installations interactives (George Legrady, Scenocosme...), des installations holographiques... Les lieux d’exposition s’ouvrent aussi au Web qui permet la conception de dispositifs photographiques jouant d’ubiquité, reliant l’espace de la galerie au cyberespace, appelant à la participation du spectateur, etc.
La photographie s’étend, prend du volume, occupe l’espace, devient un matériau parmi d’autres tout en conservant un lien troublant au réel, qui se trouve alors démultiplié.
Les articles proposés pourront interroger la dimension théorique de ces diverses formes de spatialisation de la photographie. Ces dernières semblent-elles pallier une déficience initiale du médium ou accentuer encore son ambiguë richesse ? Permettent-elles de créer un espacement, suggérant d’autres conceptions de la photographie ? Correspondent-elles à une évolution générale de l’art, qui privilégie l’expérience à vivre (par rapport à la représentation à observer), l’errance physique et mentale (aux dépens de l’immobilité) ? Quels sont les liens de cette spatialisation de l’image photographique avec les questions des flux et des transformations, avec la dimension malléable et éphémère des images actuelles ? Peut-on y voir parfois un ancrage de la photographie dans la matérialité, lui conférant une nouvelle consistance à un moment où elle semble se dissoudre dans l’indétermination des flots d’images ? Sur quels positionnements esthétiques mais aussi idéologiques reposent certaines démarches de spatialisation des images? Des études de cas sont également attendues, qu’elles concernent des scénographies intégrant de manière particulière les photographies à l’architecture des lieux d’exposition, l’incorporation des images à des installations mêlant matériaux divers, ou des dispositifs les propulsant dans une troisième dimension... et au-delà.

Modalités de soumission d’article et calendrier
Les propositions de contribution (2 000 à 3 000 signes) sont à envoyer avant le 31 décembre 2017 à Christine Buignet : christine.buignet@univ-amu.fr
- Format des propositions : texte de 2 000 à 3 000 signes, accompagné d’une bibliographie indicative et d’une brève notice bio-bibliographique
- Notification de l’acceptation des propositions : 31 janvier 2018
- Envoi des articles (de 25 000 à 35 000 signes) : avant le 30 avril 2018

Les auteurs suivront les consignes de rédaction consultables sur le site de la revue Focales. 
Les articles seront soumis à une double expertise anonyme.

Responsable :

Christine Buignet

dimanche 19 novembre 2017

L'ivre lumière du livre

Exposition photographique à l'Institut Français de Fès de "L'ivre lumière du livre" de Thami Benkirane. Vernissage le vendredi 24 novembre 2017 à partir de 18 H 30.

 

mardi 10 octobre 2017

Ouvrage collectif sous la direction d'Abdelghani Fennane:
La photographie au Maghreb : enjeux symboliques et créations artistiques. Collection Entrelacs thématiques, DK éditions, 405 pages, 2017.