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dimanche 22 mars 2026

Le musée s'amuse

Des fois, les couleurs

prises d'une colère soudaine

et c'est la déferlante

d'une vague scélérate
*
Photographie _3170031 : Rabat, musée d'art moderne et contemporain, exposition les modernités arabes, le vendredi 17 mars 2023.

Cliquer sur la photo pour la voir en grand

lundi 2 février 2026

Toutes réflexions faites

Ce matin-là

un matelas à bout de souffle

sur les marches du temps

tire sa révérence.

*
Photographie _5170351 : Rabat, mars 2022.

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mercredi 15 mars 2023

AMAP: Assemblée générale

 L'Association Marocaine d'Art Photographique tiendra une assemblée générale le vendredi 17 mars à Rabat :

Cliquez sur la photographie


lundi 19 septembre 2022

dimanche 9 décembre 2018

Nuits photographiques de Rabat

La septième édition des nuits photographiques de Rabat est programmée pour ce samedi 15 décembre 2018.
Ma propre participation prendra la forme d'un diaporama intitulé "Un été provençal". Suivre ce lien pour visualiser l'album correspondant sur face book :
https://www.facebook.com/BenkiraneThami/media_set?set=a.2126417774287232&type=3

mardi 29 mai 2018

Résidus de mémoires

Dès le jeudi 31 mai 2018 à la galerie de la banque populaire, exposition photographique "Résidus de mémoires" de Jaafar Akil, Jamal Benabdesslam, Abderrahmane Marzoug et Miloud Stira.

jeudi 13 mars 2014

Un jour par semaine

Du mardi 25 mars au vendredi 9 mai 2014, à la galerie d'Art "Espace Expressions CDG*" à Rabat, aura lieu une exposition collective dédiée à la photographie et orchestrée par le curateur Saâd Tazi  Elle est intitulée : "Un jour par semaine". Sept photographes participent, à travers 49 photographies, à la création de l'univers propre à cette exposition:

Andrews Aurèle Arraki Zineb Andress Benhamida Said Benkirane Thami Cherif Réda Skali Ghita Zine Othman   

(cliquez sur le nom de chaque participant pour découvrir son espace singulier et sur les deux images qui suivent pour les visualiser en grand)


*Espace Expressions CDG
Ouvert du mardi au samedi de 13h à 20h
Place Moulay El Hassan, BP 408 – Rabat
Tél. : +212 537 66 90 23 Fax : +212 537 66 94 37

www.fondationcdg.ma

 

mercredi 12 mars 2014

Les choses de la grand-mère

 Du 04 au 27 avril 2014, l'artiste photographe Abdelghani Bibt expose son dernier travail intitulé "Les choses de la grand-mère". Le vernissage est prévu le vendredi 4 avril 2014 à 18 heures à la galerie Mohamed El Fassi, 1 rue Gandhi à Rabat.


Abdelghani Bibt explique sa démarche : « En fouillant dans la maison presque en ruine de ma grand-mère, j’ai découvert un petit sac renfermant des objets banals de son quotidien. En les photographiant, je n’ai pas cherché à les monter en épingle en leur donnant un sens plus élevé. Je n’ai fait que les exposer à ma lumière photographique. Ce n’est pas par amour des ruines comme disait Walter Benjamin, mais pour l’amour du chemin qui se fraie un passage au travers. »
 

Nous donnons en lecture le texte de présentation de cette série: 
Les photos qui composent cette série permettent de lever le voile sur le mystère que renferment les plis et les replis du sac de la grand-mère. Le photographe ne s’est pas contenté de dresser un inventaire distancié et froid du contenu du cabas de son aïeule.
Il ne s’agit pas ici d’inscrire le travail dans cette tendance photographique actuelle qui consiste chez les internautes à révéler au grand public le contenu de leur fourre-tout (Le groupe Flickr « What’s in my handbag » réunit plus de 25000 membres qui dressent avec une rigueur toute militaire  l’inventaire clinique des objets contenus dans leurs sacs). Il ne s’agit pas non plus de cette approche conceptuelle qui consiste chez Boby Doherty à établir un rapport entre le poids d’un sac (pesé au préalable) et la radiographie détaillée de son contenu.

Le travail photographique de Bibt relève de la mise en scène. Les objets ordinaires  mis en vedette révèlent un vécu presque oublié, oblitéré par le temps et  recèlent une charge intime qui conjugue familiarité, mystère et sacralité. Certains objets ne cachent pas leur fonction d’usage : peigne en écaille, épingles à nourrice, aiguille à coudre rouillée, fil à coudre, ficelle, morceau de tulle, montre, collier, fragment de collier, chapelet, rasoir à main mécanique, écorce de noyer séchée (souak), portraits photos en papier écornés. En revanche, d’autres objets ne manquent pas d’évoquer les gris-gris, le fétichisme ou la superstition en échappant à toute rationalité fonctionnelle : petit coquillage, caillou, petits fragments de textes manuscrits (talismans, vieux parchemins ?), mèche de cheveux, cristaux blancs (sucre, sel, alun ?), débris de végétaux desséchés…

Dans son livre publié en 2011 aux éditions JC Lattès et intitulé « Le sac, un petit monde d’amour », le sociologue Jean-Claude Kaufmann aboutit à la conclusion qu’il y a autant de sacs qu’il y a de femmes. Le sac est considéré comme une prolongation-projection de sa propriétaire. C’est l’un des lieux privilégiés où se fabrique l’identité.
Bibt n’a pas cherché à saisir dans l’intimité du sac l’identité de sa grand-mère. Il va bien au-delà de l’établissement d’un inventaire utilitaire. Tout d’abord il y a dans cette série photographique un objet qui manque à l’appel : le sac lui-même. On ne saura rien de sa forme ni de sa matière (cuir, toile, tissu…etc.). La mise en scène, par ses rapprochements formels entre les objets, contribue également à brouiller les pistes. Le recours métaphorique à l’eau et à ses vertus symboliques, à ses ondulations et à ses méandres n’est-il qu’un antidote contre le dessèchement des souvenirs et les  poussières de l’oubli ? (Texte de présentation : Thami Benkirane)





lundi 4 février 2013

CODES-BARRES DE LA PESANTEUR

        « Qu’est-ce que nous réfractons ?
      Les ailes que nous n’avons pas
.
»

                                      René CHAR (1978), Le Nu perdu, Poésie Gallimard, page 134
 

Cliquez sur l'affiche pour la voir en grand
Cette exposition est le fruit de la collaboration entre l'AMAP (Association Marocaine d'Art Photographique) et le Ministère de la Culture.
Présentation: 
Le titre donné à cette série de photographies n’a rien à voir sinon peu avec ce code constitué de barres parallèles et qui, apposé sur l’emballage de certains produits permet de les identifier moyennant un lecteur optique. Nous en faisons ici un usage pluriel et plutôt métaphorique.
Au départ, nous avons, à la faveur de la tenue hebdomadaire du souk aux oiseaux, observé le commerce des volatiles en cage. Nous avons été surpris par la tendance à mettre les petits oiseaux destinés au chant dans des cages aux dimensions extrêmement réduites! Il y a là à nos yeux une négation de l’essence même de l’oiseau: "Un seul oiseau en cage la liberté en deuil" (Jacques Prévert, 1977, Fatras, Gallimard).

Ce qui fait que l’oiseau est oiseau, ce sont avant tout les ailes qui lui permettent de s’affranchir de la pesanteur et de voler. C’est cette faculté de voler qui fait que l’oiseau, cet intercesseur entre le ciel et la terre, soit perçu comme un symbole universel de liberté. Abondant dans le sens des écrits de William Blake, Bachelard  dit :   « Pour Blake, le vol est la liberté du monde. Aussi le dynamisme de l’air est insulté par  le spectacle de l’oiseau prisonnier. » (cf. Gaston Bachelard, « La poétique des ailes », in  L’air et les songes. Essai sur l’imagination du mouvement.)
De tous les temps, l’Homme a caressé le rêve conscient ou inconscient de voler à l’instar de l’oiseau. Il y a donc comme une sorte de paradoxe: d’un côté, pour l’être humain, l’oiseau est synonyme de liberté et de l’autre, certains humains lui ôtent cette liberté pour le maintenir prisonnier d’une cage!

C’est donc par extension que j’ai cherché à rappeler à l’Homme que lui aussi est en liberté illusoire voire provisoire  et que les barres de sa prison sont très souvent invisibles ou immatérielles…
Dans la trame  qui fait l’unité de cette série d’images, il y a un fil conducteur parfois ténu: il évoque de loin ou de près les codes-barres, la représentation  réelle ou métaphorique, totale ou partielle de l’oiseau et tout ce qui nous renvoie à la pesanteur et ipso facto à son corollaire l’apesanteur.

Pour voir d'autres images de cette série, c'est par ici . L'entrevue donnée à cette occasion par